‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 23 sur 105 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

ARLEQUIN

Oui , ils (lisent que cela fait beaucoup d'argent. Heureusement je n'étois pas encore payé ; Scapin , voyant que je me désolois , m'a proposé de tiuquer mon billet de loterie contre votre billet.

ARGENTINE

Et tu Tas fait.^

ARLEQUIN

J'aurois encore donné du retour, s'il m'en avoit demandé.

ARGENTINE l'embrasse.

Mon cher ami, va, tu es innocent:

je t'aimerai toute ma vie ; ce dernier trait me fai t sentir ce que tu vaux.

ARLEQUIN

Comment diable ! vous estimex donc bien les gens qui font de bon* marchés.

ARGENTINE

Je te demande pardon de ne pas t'avoii connu : garde mou biliet ; jô

te répète, je te jure que je t'aime, que je n'aimerai jamais que loi ; et dès ce soir nous serons époux.

Vous me raimez ! Ah ! quelle joie !

( Il lui baise la main. ) Tiens , ma bonne amie, ne me le répète plus , ilm'arriveroit encore quelque malheur. Laissemoi te regarder , je le verrai bien sans que tu me le dises.

ARGENTINE

Va , ton bonheur est certain , du moins tant que mon cœur suffira.

Ah ! comme il y a long-temps quG tu n'as parlé comme cela ! Écoute, la is-naoi le plaisir do me dire comanent il y a là. ( Il lui montre la lettre. ) ARGENTINE.

Je t'aime.

A R L E Q U I K. ( lazzis. )

Hé! comment dis-tu ;*

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