SCENE X
ARLEQUIN, MEZZETIX^
TIN
N'est
-CE pas ici ,
monsieur , qua
demeure une mada
me Argentine?
Oui,
monsieur.
TIN
Est-elle chez elle
, monsieur?
VIN. j
Non
monsieur.
TIN
Peut-on l'attendre, monsieur? j
Non
, monsieur.
TIN
Vous
êtes son domestique , mon- !
sieur?
s CENE X. ii5
ARLEQUIN
Oui, monsieur; son premier domestique.
^ ous voudrez donc bien lui donner cette lettre de la part de M. Lélio , et vous prendrez le moment où elle sera seule. \ ous entendez bien ?
ARLEQUIN
Non , monsieur.
Je vous dis qu il faut donner cette lettre à votre maîtresse le plus secrètement que vous pourrez ; parceque, çntre nous , je crois que c'est une lettre d'amour: et peu t-ètre que madame Argentine a quelque père, ou quelque frère... Je n'en sais rien , moi ; je ne suis à M. Lélio que depuis huit jours. Mais vous devez être au fait de ÇouÇ cela , et prendre des précautions , pour Enfin Vous me comprenez?
ii5 LE BON MÉNAGE.
ARLEQUIN
Je commence à vous comprendre.
Ah ça , n'allez pas faire quelque ctourderie : je vous ai tout confié, parceque vous savez bien qu'entre nous autres nous n'avons rien de caché , et que le secret de nos maîtres appar tient toujours à toute la compagnie.
ARLEQUIN
Sans doute.
MEZZETIN s'en va et revient.
Je pense à une chose : allons attendre au cabaret le retour de madame Argentine.
ARLEQUIN
Je vous suis bien oblige ; je n'ai pas soif.
MEZZETIN
Ce sera donc pour une autre foisc Adieu , mon camarade.