SCENE XI
Son bonheur avec toute la vivacité de- son amour; pardonne-le lui, mon, ami , et sois bien sur que plus cette lettre est tendre, plus j'ai de plaisir à te la sacrifier.
ARLEQUIN
Allons, voyous donc, puisque vous le voulez... Cela me fait pourtant un peu de peine ; je n'aime pas à entendre dire par un autre ce que je voudrois penser et dire tout seul. Mais allons , il faut s'y résoudre , quand ce ne seroit que pour m'instruire , et voir un peu avec quelles douceurs M. Duval tourne si bien la tête aux jeunes filles. ( Il ouvre et lit : ) MADEMOISELLE,
J'ai été poli et galant avec vou»
comme je le suis avec toutes les femmes , et vous avez pris cette galanterie pour de l'amour. J'en suis d'autant plus fâché, que vous m'avez of- •fert votre cœur et qu'il m'est impos-
,72 LA BONNE MERE, sible de raccepter, puisque le mien est tout entier à. celle à qui je vais munir, d u v a l.
L U G F. T T E , riant. C'est toi ({iii t'amuses à faire cette lettre-là.
Moi? je n'ai jamais lia.it ni écrit de .pareilles impertinences. Je lis ce qu'il y a.
L L C E T T E prend la leUïe^
Cela n'est pas passible.
ARLEQUIN
\oycz vous-même.
L u C E T T E, après atoùr lu.'
Ah ! le traître! Mon ami , ne m'acca1)le pas ; je n'avois pas encore reçu cette lettre, jo ne m'atlendois pas ît la recevoir, quand je t'ai rendu mou amour, quand je t'ai dit...
ARLEQUIN
"No parlons plus de rien , Lucette :
si taiiiuteii'avoitpas élé|ninie , j'au*