GIRAUT, AGATHE, FIRMIN
AGATHE
Ah! je suis charmée de vous troufer ensemble , messieurs ; mon père est cliez nous, et voici le moment où je dois me décider entre vous deux. Suivez-moi donc, s'il vous plaît, chez mon père; et promettez -moi d'avance que vous n'en resterez pas moins bons amis, quel que soit le préféié.
Oli! mademoiselle, il s'est passé Lien des choses depuis ce matin.
AGATHE, gaieineiU.
Gomment ! ne m'aimeriez -vous plus, par exom])lc?]e suis résignée à tous les jualheurs.
ACT. H, SCEN. VI i55
Cette résignation vous sera peut- ^tre nécessaire. Quant à mon amour, il est toujours le même, aussi vif, aussi tendre, aussi constant.
AGATHE, rianr.
En ce cas-là, quepuis-je craindre?
Demandez-le à monsieur Firmin.
AGATHE
Firmin... Mais qu'ave/.-vous donc?
d'où vient cet air triste, et ces larmes qui baignent votre visage? qu»
vous est-il arrivé? iParlez, tirez-moi d'inquiétude; avez-vous quelque cliagrin?
FIRMIN
( Il dévore ses sanglois , et parle d'une vorç tremblante ; Giraut a les y^eux sur lui , et suit tous •es mouvements. )
T\on, Agathe, non, je n'ai poitu de chagrin , il ne m'est rien arri\ é . . . Mais j'ai une grâce à vous dcraondui,