‹ Théâtre de m. de FlorianChapitre 76 sur 104 · MARCELLE, FIRMIN · texte numérisé non relu

MARCELLE, FIRMIN

F I R M I N , k part.

Il est facile contre moi. Tout se réujait pour na'accabler.

MARCELLE

Plus j V pense, mon cher ami, plus je suis étonnée de la bonne nouvelle que tu es venu m'annoncer. Comment est-il possible que M. Giiaut se soit montré généreux»*

FIRMIN

C'est un bonheur qui m'a étonné moi-même. Mais il s'agissoit de vous, de votre repos, do votre liberté; et ma tendresse, ma crainte, ma douleur, m'ont fait si bien jiarler, m'ont rendu si pressant, que M. Cirant n'a pu résister. Nous sommes convenus

ACT. m, SCEN. IV. 173

àe quelques arrano;ements qui l'ont satisfait, et il ne doit pas tarder à vous apporter votre quittance.

MARCELLE

La joie que j'éprouve, mon clier fils , est doublée par le plaisir de t'en avoir l'obligation, etjeteladois toute entière. Sans toi, sans toi seul , je perdois ma liberté; et , je ne crains pas de te l'avouer à présent que le péril est passé , j'aurdis aussi perdu la vie. Car je n'aurois jamais consenti que tu me suivisses en prison ; et tu juges bien qu'à mon âge , accablée comme je le suis par les ans , par les infirmités , je n'aurois pu supporter une prison où je n'aurois plus vu moa fils.

Non , mon enfant , je serois morte à 1 instant où Ion nous auroit séparés.

Et c'est toi qui m'as sauvée I (j'est à toi que je dois la viel Je sens qu'ello m'en est plus cbere ; je sens que j'aurai du plaisir à te dire tous les ma-r

îj.\ LE BON FILS.

tins : Je te dois encore ce jour-ci , et je vais l'enij^loyer à t'aimor.

Ah ! ma niere , quelle douce satisfaction vous me faites éprouver I quel calme vous portez dans mon ameîJe n'ai rem oll que mon devoir; mais votre reconnoissance , votre tendresse, votre amour,me prouvent qu'aucun bien au monde ne peut valoir le bon- Leur de servir et d'aimer sa mère.

MARCELLE

Explique -raioi, je te prie , comment tu as pu venir à bout d'une cliose si dilHcile, et quels sont les arrangements que tu as laits avec Girant.

N'en parlons plus , je vous en prie.

Cette malheureuse histoire nous a donnéas.e/ de chaj^rin. Oublions-la, je vous le demande. Giraut est content, vous êtes tranquille; tout la reste est iix utile à savoir^

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