‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 1 sur 258 · LE TRIOMPHE DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

LE TRIOMPHE DE LA RÉPUBLIQUE

SCÊSE PREMIÈRE.

LE MAIRE j, lEs OFFiciEps MumciPiux , citoyeks vètDS en gardes nationales , vieillards , dont quelques nos sont vêtus en soldats invalides, femmes, i

liEu du penple et des rois , des cités , des campagnes, De Lnther, de Calvin, des enfans d'Israël, Dieu qoe le Guèbre adore au pied de ses montagoes ,

En invoquant Tastre du ciel :

Ici sont rassemblés sous ton r^ard immense De l'empire français les fils et les soutieiu, Célébrant devant toi leur bonheur qui commence , Égaux à leurs yeux comme aux tiens.

hyGoo^le

4 LE CAMP DE GRAND-PR É

LE MAIRE

Goûtez, répablïcaÎBS, les douceurs de la trère Quî viept d'être accordée aux ennemis vaincus ^ Du Finistère au Var la nation se lève, . Et TOUS verrez bientôt les tyrans abattus.

Notre force les environne; Vos cbels, votre vaillance, et les monts de l'Argonne

Sont les garans de nos succès.

Ne craignez rien d'un roi barbare ; Du camp de ses guerriers l'Aisne en vain nous sépare j La liberté chez eux saura trouver accès :

-De nos législateurs les généreux décrets A Guillaume, à Brunswik, porteront les allarmes^

Les soldats poseront Içs armes,

El^voudront.tous être Fraisais.

Soleil, qui parcouraqt ta route accoututnée.

Donnes, ravis le jour, et règles les saisons, Qui, versant des torrens de lumière enflammée,

Mùtis nos fertiles moissons :

Feu pur, œil étemel , ame et ressort du monde, Puisses-tu des Français admirer la splendeur ! Puisses-tu ne rien voir," dans ta course féconde,

Qui soH égal à leur grandeur !

Malbeur au despoUsme ; et que l'Europe entière Du sang des oppresseurs engraissant ses sillons. Soit pour notre déesse un vaste sanctuaire ,

Qui dure autant que tes rayons!

Que des siècles tiompés le long crime s'expie:

.^hyGoogle

Page 1