‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 155 sur 258 · ACTE IV, SCÈNE V. a · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V. a

Tandis qu'un TÎl mortel , vieilli dans l'art de feindre, De Cjrus en pleurant m'annonce le trépas, CjTus est dans ces murs ; vous ne t'igoorez pas. n j vient de Memaon conârmer le présage ; Mitradate me fuît ; je ne vois point Harpsge ; Hors ce jeune guerrier, tout se cache à mes yeux. Mandane, on t'accusait d'un combat odieux; Auprès de vous pourtant je le retrouve encore.

M&MDÂNE.

Âh! seigneur, permettez que ma voix vous implore.

ASTTAGE.

Pour lui ?

Contre mon fîls, il ne s'est point armé.

ASTTAGE.

Je reconnais Cyrus ; vos larmes l'ont nommé.

Soldats!

MASDAflE.

N'ordonnez rien. Non; je dois te défendre.

Lui , mon fib ! vous croyez^ • • seigneur, daignez m'entendre.

Mandane, au nom do ciel qui nous a réunis, Ne désavouez point que je suis votre fils.

N'accusée point, seigneur, celle qui m'a fait naître : Mitradate à l'instant vient de me reconnatu^. Vous avez tout pouvoir sur un infortuné , Que même en son Iierceau vous aviez condamné ; Ainsi que mes destins j'ignorais ma disgrâce,

76ï CYRUS.

Et jusques aux dangers répandue sur ma trace. Vous savez quel combat vous m'aves proposé ; n était criminel , et je l'ai refusé.

J'aurais pu contre vous tenter une victoire; Elle m'aurait flétri ; j'ai conservé ma gloire ; 3e redoute la honte et crains peu le trépas*, Je l'ai bravé pour vous eu guidant vos soldats. Si votre haine encore a besoin de ma tête , Oi'donnez, je vous suis, votre victime est prête.

ISTT&GE.

Mon empire ébranlé s'aflèrmit en ce jour ; J'ai convoqué le peuple et les grands de ma cour : Si dans la 'multitude i^ est quelques rebelles , ]'ai des sujets soumis, j'ai des guerriers âdelles; Un oracle imposteiu- ne peut vous protéger, Et ce mot vous apprend si je dois me venger.

HÀNDIMZ.

De mon fils ! et c'est vous dont la voix le condamne ■ Venez donc le chercher dans les bras de Mandane. Il TOUS aurait vaincu s'il n'était généreux.

Tenez, les mêmes coups nous frapperont tous deux, Et les bourreaux armés par la main de mon père , En immolant Cyrus , égorgeront sa mère.

ASXT1.GG.

Gardes, séparez-les.

MASDAifE, eBtntn^ pu kl gaidet.

' Geux, entendez mes cris.

CTRUS.

Q mère- déplwable !

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