ACTE V, SCÈNE IL Î
Tu vivras , mais chaîné de mépris et de haïne. Toi qnî ne m'entends plus, toi, malliearense reine, Seul trésor, seul appui de Cartos opprimé; Ta me soutiens encor : j'entends, il est aimé I Que ne \t disais-tu quand ment ame ravie Respirait les parfums du matin de la vie ?
ItE^ôde-et sans retour, il n'aura point de soir. Adieu, gloire, avenir, doux songes de l'espoir; Avant la fin du jour ma course est terminée... Non : puisque tu m'aimas, j'ai rempli taa journée. Pour être aimé de toi j'ai tout sacrifié j Un mot fit mon malheur,^ un mot m'a tout payé. A cet instant suprême il prête encor des charmes : "Les amans , les guerriers me donneront des larmes ; Bs dirO|tt, en pleurant l'infortuné Carlos :
Aimé cffilisabeth il dut être un héros.
Allons... C'est un moment ; c'est le dernier breuvage : lift tempête est finie, et je touche au rivage. Aimé d'Elisabeth, je brave le poison.
Elisabeth! je meurs en prononçant ton nom.
Si ta main généreuse eût fertné ma paupière ! Si j'avais pu te voir à mon heure dernière!
Entendre : il est aimé! Tain désir'.
ih.Goo^le