‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 233 sur 258 · ACTE I, SCÈNE III. igS · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. igS

CISSIVS.

Épargne^noî, Brubu.

SKUTUS.

Entends la vétiti,

CASaiTIS,

IMeux I

BKtrTTJS.

Je laisse frémir ton oi^eil irrita.

Ta pouvais m'éclairer, et ton expérience T'a du coeur des humains donné quelque science : Ty consens, je le croïs^ et t'a-^*He enseigné... Ceci pesa long-temps sur mon cœur indigné ; Mais je ne prétends plus calmer sa violence , Puisque ta m'as forcé de rompre le silence.

Héritier des héros, noble soutien des lois, Dîa-moi, t'a-t-elle appris à vendre tes emplois? Âuraitr-elle en eSèt, corrompant la justice, Aux mains de Cassius enseigné Tavaricé?

Nous avons conspiré, nous avons combattu :

Est-ce pour des trésors et non pour la vertu ? S'il est ainsi , courons mendier Fesclavage ; De nos braves aïeux déchirons l'héritage ; Laissons k des guerriers qui ne soient point flétris L'inestimable honneur de venger leur pays.

Du peuple et du sénat qui rampaient en ûlence César, en son palais, rassemblait la puissance; Tout l'or des nations venait s'y réunir :

n n'est plus ; maintenant c'est nous qu'il faut punir. Nous, que Kome estimait, que l'Univers contemple. Et qui, dtt tyran mort , avons suivi l'eicemple.

hyGoogIc

396" BKUTUS ET CASSIUS.

Quds reproches cnieb Suis-je donc Oissius ?

CkSMVi.

Quds reproches cnieb! qu'enieock-')e? es-tu Bmtas?

BKUTUS.

Non, non, tu ne Tes plus.

Ne porte plus un nom dont le Tibre s'honore; Je suis encor Brutus, je suis ton frère encore; Mais je vois tes défauts, je toîs arec horreur Que la Terta s'éloigne un moment de ton coeur. Tu gardes le silence et n'oses te défendre?

CÀSSius.

Tu rougirais, Bmtus, si tu pouvais m'entendre. Songe à ces triumvirs. Leurs biens, i chaque pas, Auraient, autour de nous, acheta nos soldats. Connais donc maintenant l'ami que tu méprises : Il fallait soutenir nos grandes entreprises; J'ai vendu, je l'avoue, Ji des cœurs généreux L'honneur de s'illustrer dans nos jours malheureux; Et sans cette conduite, injustement blâmée, Notis aurions quelques ehe& , mais non pas une armée. User des seuls moyens que les temps ont permis, Est-ce un crime? H est vrai , ton frère l'a commis. De vœux intéressés mon ame est incapable ; Alais ton cœur, qui s'obsûne à me vouloir coupable. Accueille avec plaisir des soupçons odieux Et de quelques méchans les cris calomnieux.

BRUTUS

Je voudrais avoir tort.

hyGoo^le

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