‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 24 sur 258 · AMÉLIE, ISAURE · texte numérisé non relu

AMÉLIE, ISAURE

Chère Isanre ? est-ce toi P

TitccOTirs auprès de vous.

Hélas ! qu'avez-Tous iâît? L'abbesse e6t en courroux. Sait-elle qu'à ses lois votre ame est infidèle ?

AHÉLIE.

Xai tout dit. Tai fait |)liis : fai juré devant eUe Que la triste Amélie , k la face des cieux , Ne prononcerait pas des sermens o^eux.

ISATJRE.

Qu'a-t-elle répondu ?

AMtLIB.

Si je fais résistance , Je dois , m'a-t-elle dit , éprouver sa vengeance.

TSAUKE.

Et <jne résolvez-vons ?

AMÉLIE

De lui désobéir.

IS&VKB.

Ecornez, Amélie, et vous allez frémir.

hyGoo^le

6o FÉNÉLON.

Écoutez. Te vous parle avec pleine franchise :

A des lois que je hais vous me voyez soumise.

Les nœuds que j'ai fonnés sont le choix du malheur ,

Ije vœu de l'indigence, et non pas de mon coeur.

Dans cet asile sombre où je fus entndnée ,

J'ai maudit quatorze ans ma dure destinée :

Saus cesse autour de moi je n'ai vu qu'un tombeau-,

Quand je Ss mon serment toos étiez au berceau :

Mes soins pour votre enfance , à ma chère Amélie ,

Par fois m'ont fait sentir et supporter la vie :

Ce temps est déjà loin ; tout s'écoule , et je voi

Que vous serez à plaindre , hélas ! autant que moi.

Ne le soyez pas plus ; croyez-en mes alarmes :

le pleure , et c'est sur vous que je répands des larmes ;

M'aggravez point les maux qui vous sont préparés :

Soumettez-vous, ma fille, en vain vous espérez.

L'espérance, k votre âge , est prompte à nous séduire.

Un exemple e&ayant , dont je peux vous instruire ,

Un châtiment bien long... vous ouvrira les yeuxj

n existait déjà quand je vins en ces lieux.

AMÉLIE

Comment !

isAtire.

n dure encor.

Amélie.

Quel est donc ce mystère ?

Je né TOUS comprends pas.

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