‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 247 sur 258 · STATILIUS · texte numérisé non relu

STATILIUS

Je t'en fait le serment.

PORCIVS.

Nous le jurons.

hyGoo^le

4ao BKUTUS ET CASSIUS.

CASSIII9.

Eh bien.

Conservez dans vos coeurs ces sermens respectables. Et marchons. Les tyrans ne sont plus redoutables. Les craintes sont pour eux , pour eux tout le danger : La gloire est pour nous seuls.

SXATILItlS.

Et qui pourrait songer A survivre un moment aux ruines publiques , A servir, k ramper sous des lois tyrannî(^es?

POKCItJS.

Ah ! tout doit imiter l'exemple de Brutns.

STATILIDS.

. Sans doute ; et de nos chefs si j'aime les vertus. Si je veux, si je dois respecter leur prudence, Je ne suis qu'un soldat , j'espère en ma vaillance : Il faut vaincre ou mourir; c'est la loi des grands coeurs; C'est la vôtre, Romains ; nous reviendrons vainqueurs.

BRUTUS

Ton ardeur est illustre, et convient à ton âge : Dans les jeunes guerriers j'aime un bouillant courage. Je ne vois parmi nous plus d'esprits incertains : I^e Ciel va prononcer; Rome est toute en nos mains.

(Brutni et toua les Iloiiuimï tirent Véfée.) Vous dont la majesté ne fut point asservie.

Vous, de qui le trépas éternise la vie.

Vous, guerriers, dont TAfrique en ses d^rts affi'eux Étale avec respect le» débris généreux ;

hyGoot^le

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