HÉLOISE, AMÉLIE
Mes sens sont accablés dans cet horrible lieu : Ces arcs , ce souterrain , ce silence , cette ombre , Tout porte au fond du coeur un abattement sombre. Sur cette pierre usée , un lugubre flambeau Semble, de son feu pâle, éclairer un tombeau. C'en est un. Qu'as-tu fait, malheureuse victime? Et comment peuz-tu vivre au fond de cet «bilme ? Du pain 1 de l'ean! de* "fers ! je n'ose m'approchera D'un intérêt puissant mon cœur se sent toucher. Malgré tant de malheur ses traits soilt pleins de charmes. Ciel ! de ses yeux fermés je vois couler des larmes ! Par celui qui voit tout c'est un être oublié.
hyGoo^le
Divine Providence, humanité, pidé.
Accourez, sauTez4à, tandis cpi'elle respire.
Tu peux dormir!... ici!... Je l'entends qui soupire;
Elle vient d'achever son pénible sommeil.
HÉLOÏSE
Quelle est donc cette voix qui cause mon réveil?
AMÉLIE
Je n'ai4amais été à tendrement émue.
BÉLOÏSE
A mon oreille encore elle n'est point connue;
akélie.
Je vous flime, et vous plains : n'ayez aucun .efiroi.
HÉLOÎSE.
Ah ! qui que vous soyez , approchez-vous de moi : Mais vos yeux sur les miens s'arrêtent en silence j Vos pleurs compatissans coulent en abondance: Vous avez, je le vois, pitié de mes douleurs.
AMiLIE.
Vous m'attirez à vous, contez-iDOÏ vos malhenrs. Ne craignez rien ; versez dans mon ame attendrie Tons les chagrina amers de votre ame flétrie : Os sont déjà les miens ; je veux les partager, Et mes soins caressans pourront les soulager.
HÉLOÏSE
Vous voyez mon néant : vous pluguez ma détresse. J'ai connu des grandeurs la poçipe enchanteresse ;
hyGoogIc