‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 52 sur 258 · L*ABBESSE · texte numérisé non relu

L*ABBESSE

Comme tous, loin de tous, doit languir enchaînée.

séloUb. , Ma fille ! non , jamais, non , ne l'opprimez pas : Avant ce coup du moins donnez-moi le trépas.

l'abbesbe.

Je TOUS Tois maintenant plaintiTe et suppliante : Votre fureur...

HÉLOÏSE

Laissez ma fureur impuissante :

Le reproche est permis dans ma calamité ; Mais vous , n'affectez pas l'insensibilité.

Des mortels qm s'aimaient tous ont donné la vie -y Vous aviez une mère , et tous l'avez chérie.

Eh bien ! par ces parens , objets de votre amour , Par le sein maternel qui vous a mise an jour, Par les tendres égards que l'on doit à l'enfance, Par le Dieu qui tous Toit , qui pardonne à l'offêose , De ma chère Amélie ayez quelque pitié ; Puisque j'ai tant souâfcrt , son crime est expié. Ah I ne repoussez point les sanglots d'une mère ; Voyez mes pleurs couler, voyez tant de misère : Ces pleurs , ces fers , ces maux , ceux qoe vous ponvez voir. Ceux que vous concevez ,. quinze ans de désespoir, Xies horreurs de ma lente et péniMe agonie , Mon cœur oubUera tout en faveur d'Amélie :

Oui tout : ne formez plus le vœu de la ptmir ; ISî vous lui pardonnez je poiurai voos bénir.

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