ACTE II, SCÈNE ill. i6i
TIMOLÉOR.
Sonuils profondément gravés dam ta mémoire ?
TIMOPHÂHX.
le me rappelle trop ces funestes moraena.
. TlUOÏ.iOV.
Près de son lit de mort , quels furent nos Mrmetis ?
TIMOPH&IIE.
De chérir la vertu , de suivre son exemple.
TlHOLÉON.
Mon frère , il nous entend ; son regard nous contemple j Et d'un père expirant chaque mot est sacré.
Quel» fmm( ses discours , et qa'avons-nous juré ?
TIHOPBAHE.
Je te l'ai déjà dit.
XIHOLtOR.
Est-ce tout ?
IlIIDPBAIll.
Non , sans doute.
TIMOLÉOK. '
Le reste est loin de toi,
TiMOPH&ae.
Peux-tu le croire ?
TIHOLÉOn.
Écoute.
Tous deux il nous pressait dam ses brts languissaos.
hyGoo^le
i&à TIMOLÉON.
C'est ainsi qu'il parla : « Soyez bons , mes eniàns \
» Obéissez aux lois; adorez la patrie, h
Est-il vrai?
TIICOPBÀHE.
Tn dis vrai : l'entends sa voix chérie.
TIMOLÉON
« Et n l'orgueil s'aitnaît contre la liberté , M Périssez pour le peuple et poqr l'égalité. » Est-il vrai?
TIMOPBASE.
Je l'avoue.
TIMOLÉOir.
Et nous , alors , mon ffère , Les yeux noyés de pleurs , baisant les mains d'un ^ èi'e , Par le ciel et par lui , nous jurâmes tous deux D'aimer, de respecter im peuple généreux , De vouer aux tyrans une baine implacable > De n'en jamais souffrir, de frapper le coupable Qui , pour l'ambition renonçant an devoir, Oserait usurper le suprême pouvoir.
Est-il vrai ?
TIMOPHÀflE.
Tout est vrai, ta mémoire est fidelle.
TIHOLËOR.
Ces promesses, ces voeux, ton coeur se les rappdle?
TIHOPUAHE.
Tu n'as, rien oublié : ces vœux furent les miens.
hyGoo^le