‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 108 sur 251 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CRANM^, BOULEN, conduite par des gardes.

Me trompé-je P est^^ encor le soleil qui me luit ? Hélas ! de ma prison je regrette la nuit. Cette douce clarté pour moi n'a plus de charmes ; Le jour blesse mes yeux fatigués par les lartnes-; Et ces superhes murs, voilés de ma douleur, M'oârent par tout le deuil qui règne dans mon cœur, N'ai-^e point vu leroi? Tout se tait! tout m'accaUe!

CKÀNMEK.

La vertu malheureuse en est plus respectable. .

nign^Pdi-vGoOgle

BOOLBII.

Que Toù-je ? c'est Cranmer : il ne fuît point mes pas I

CKinilBIl.

Reine...

mOCLEB.

Moi , Totre reine ! Ah I ne m'insnltez pas. i

CKIRHEE.

Âvez-vous pu douter de mes soins, de ilion zèle?~ je vous dois tout , madame , et je tous suis fidèle.

BOULBS.

Vons êtes donc le seul ?

CBINU BK.

Non ; parmi les Anglais , Beaucoup n'ont pas encore oublié vos bieniàils; Et regrettent ces jours où vos mains fortunées Du prince et de l'état relaient les destinées. Sous le poids de vos maux le peuple est abattu ; U exalte en pleurant votre auguste vertu :

Loin des rois, il n'a point à flatter leur caprice. Et jusque sur le trône il blâme l'injustice.

BODLEK.

Le peuple doit gémir. Et cette cour...

CAISHBS.

Hélas!

Vons n'avez plus d'amis au séjour des ingrats.

BOULEn.

lies cruels autrefois adoraient ma fortune.

nign^Pdi-vGoOgle

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