ACTE V, SCENE IL
Si ta loi peut jamais verser du sang humÀn , Cest qnand le criminel en a aouiUé sa main.
Ijvrez-TOas à la mort une époiue homicide ?
A-l-elle en votre sein pkmgé son bra» perfide ? Non, non; laissez briser vtAre iafle^le cœur; De vos cniels soapçops abandonnez l'erreur; D'un crime, quel qu'il soit, la reine est incapable; Sauvez, sauvez ses jours, et fut-elle coupable. Au nom du Dieu clëment dont vous suivez les lois. Du Dieu qui pardonnait en mourant sur la croix. Ecoutez-le ce Dieu, votre roi, votre maître; U vous ordonne ici , par la voix de son prêtre. De ne point accabler d'un injuste courroux liC vertueux objet dont vous étiez IVpoux.
Craignez le repentir, amer, inexorable , Le repentir vengeur d'un mal irréparable ; Ne vous préparez point des remords étemels :
Songez que Dieu punit les princes criminels.
HEKKI.
Cessez...
CRANHER.
Non. Si ma voix vous semble trop bardie, Prenez mes jours , prenez ce reste de ma vie ; Vous me verrez sans peine expirer sous vos coups. Si je puis en mourant sauver la reine et vous : Oui, vous... Son souvenir vous poursuivrait sans cesse; B corromprait vos jours usés par la tristesse. Excusez le déso/dre où vous plongez mes sens^ Mais soyez, devenez sensible à mes accens, A la voix d'une épouse, au vœn de la patrie.
nign^Pdi-vGoOgle
i-ji HENRI VIII.
Au vœu d'un peuple entier qui se plaint et qui crie , Au désir de Dieu nràme , à son commandement , Rendez-rons; le temps presse ; il vous reste un moment; L'échafitnd est dressé; sa mort est toute prête ; Déjà le fer peut-être est levé sur sa tête :
Elle invoque en pleurant son époux et son nu. Venez, venez, madame, et joignez-vous h moi.