‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 180 sur 251 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

Le port s'offie à mes yeux, «et nu course est finie.

lOVIS CALAS.

Dieu ! quel pressentiment !

JEAS CALAS.

Mon fils, ne me pUtiul pas; Plains et chéris ta mère.

LOUIS CALAS

Ail ! tendez-moi tos bras !

De si loin?

LOriS CALAS.

Cette pierre aidera ma tendresse.

Oui , malgré ces barreaux , que ma bouche les presse : Sur ces augustes matiLs, sur ses bras paternels, Sentez couler des pleurs qui seront étemds.

Appaise, mon cher fib, la douleur qui - t'emporte. Adieu : de ma prison j'entends ouvrîr la porte; Je ne puis t'enibrasser, mais )e puis te bénir.

tODIS CALAS.

Un si cher entretien doit-il déjà finir?

Que vient-on m'annoncer?... ma sentence peut-être: D'une secrète horreur mou cœur n'est pas le maître. Pour tous les accusés, 6 ciel,- entends mes voeux : Si je suis seul proscrit, mon sort est trop heureux.

nign^Pdi-vGoOglc

3a8 JEAN CALAS.

VTPE TOtX, duu l'iaUrienr d« ti prian.

Suivez nos pas.

LOVIS CALi.».

Quelle est cette voix formidable?

1 Suiveznos pas! nCes motssontunpoidsquim'accaHe. ^ •■

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