ACTE ï, SCÈNE ni
De ses nombreux cliens la place est assiégée : De Quintiis, a-t-il dit, la mort sera vengée. Telle est son espérance , et nous pouvons juger Comment , sur cpiels Romains il prétend la venger. Aux sommets d'Aventîn tout le peuple en alarmes , Par mes soins rassemblé , veut recourir aux armes : Car je n'ai point chercbé ces faibles citoyens Vendus à leurs plaisirs, esclaves de leurs biens ; Amollis par le luxe, ils ont besoin de maîtres : J'ai cherché ces Romains qui, suivant nos ancêtres, Dans le sein du travail et de la pauvreté, Conservent de leurs mceurs la mâle austérité. Et, des murs du sénat séparés par le Tibre , Semblent seuls parmi nous respirer un air libre. Ces vertueux Romains, réunis à ma voix, ' Vont jurer en ces lieux de défendre nos lois : Pour rassurer leurs cœurs dans ces craintes puUiqaes, Ils chercbent ta présence et tes dieux domestiques ; Tes foyers sont pour eux un temple respecté Que l'encens de» ^ans n'a jamais infecté.
GAICCHUS.
Dis ce peuple pppriqié les vertus me sont obères.
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38» CAIUS GKACCHUS.