‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 238 sur 251 · ACTE III, SCENE I. 4i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I. 4i

ImpoissaDt ennemi du nom patricien ?

Contre tout son parti leg juges et les prêtres Feront parler les lois , les âienx de nos ancêtres : Les dieux , les lois , consul , c'est par là qu'tin s^nït ; Et c'est avec des mots que le peuple est conduit.

OPIMIUS

Quel est donc sur les cœurs l'ascendant du génie , D'une éloquente voix quelle est la ^^nnie , Si l'oi^eil irrité d'un sénat tout-puissapt L'écoute avec respect et cède en frémissant?

Les talens de Gracchns, le souvenir d'un frère, La vertu, les aïeux, le grand nom de sa mère, Tout contre le sénat semblait parler pour lui , Et plus que tu ne crois le peuple est son appui. Ah ! si dans les esprits on pouvait le détruire ! Si , ne pouvant le vaincre , on pouvait le séduire ! Au nom du bien public et de son intérêt Je viens d'en obtenir un entretien secret :

Jusqu'à flatter Caïus je saurai me contraindre : Si je puis l'ébranler nous n'avons rien k craindre ; Nous le verrons, Drusus, expirer sous les coups D'un peuple qu'il osait exciter conb« nous.

DIUSUS.

Je le crois : cependant si Caïus inflexiUe , Oppose à les discours une ame inaccessible , Si les séductions irritent ses mépris...

OPIMIOS.

Au même iniunt , Drusus , sa tête est mise  prix. Taoraï stnn de hâter des rigueurs nécessaires ;

nign^Pdi-vGoOgle

4i* CAIUS GRACCHUS.

Le sénat a besoin de la mort des deux frérea. La main de Scipion fit tomber le premier, Et des bras éprouvés puniront le dernier.

n vient', retire-toi.

(Dniaua sort.)

Page 1