‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 58 sur 251 · ACTE II, SCÈNE III. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III. i

Oui ; mon cœur les attend avec impatience.

COLIGNI

Si j'ai repris mes droits à votre confiance \

Si ce glaive royal est remis à mon bras ,

Je veux le mériter par de justes combats ;

J'augmenterai sa gloire en vengea^it nos nûsères :

Philippe et ses sujets sont nos vrais adversaires :

De l'Univers entier Philippe détesté ,

Vit heureux et paisible , et presi^ respecté. ,

Je ne chercherai point à vous con^ter ses ciimes ;

Jusque dan^sa famille il a pris des victimes;

Carlos, avant le temps, au tombeau descendu,

Jette un cri douloureux qui n'est pas entendu.

Le sang de votre sceur réclame la vengeance.

Maintenant savez-vons quelle est son espérance ?

Déjà dans sa pensée il combat les FVançais.

Sur nos divisions il bâtît ses succès:

Le cruel dissimide ; il observa , il épie

S'il pourra dans nos champs porter le glaive impie ;

Si les jours sont venus où de perfides mains

Oseront jusqu'à vous lui frayer des chemins.

Quelques momens encor.. . et nous pourrions l'attendre ^

A guider vos soldats si j'ose encor prétendre ,

Oui , j'y prétends , surtout afin de le punir ;

Dans ses aflreux desseins je cours le prévenir.

Mais il faut travailler au bien de la patrie.

Sire , n'employez pas , c'est moi qui tous en prie ,

Retz , et Guise , et Tavane , et tous ces courtisans '

Des malheurs de la France odieux artisans : ' "

Recherchez un guerrier... faut-il que je le nomme?

nign^Pdi-vGoOgle

|3Q CHAÏILE3 IX.

Qui porte dan* tpê ye»f le tpru d'^MW Hit ermà h/mme.

Aux champs de la Belgîcjue envoyez des soldats ;

Henri sera leur chef, et d'autres sur mes pas ,

S'avançant au«sit6t le long des Pyrénées ,

Prendront du Kscayen les viDes consternées.

Là jusque» a l'hiver je bornerai mes coups j

Je veux m'y retrancher : et , a Ton vient k nous ,

Ensevelir aux champs d'une autre Cérisolles

Ces restes si vantés des bandes espagnoles ;

Puis au sein de Madrid , cherclwait un furieux ,

Venger de votre aïeul les fers injurieux ,

Le trépas de Carlos , Isab^e immolée ,

Et par un oppresseur l'Espagne dépeuplée.

CH^ÏL^S.

Cette guerre est atîle , et je n'en puis douter ,

Mais avant d'entreprendre il liint se conWtfr. Les armes des Français poimont-^es laffiie A combattre l'Espagne et le tbe! de l'Empire ? Ou biei^ de mes États ce dangereux voisiD Va-t-il contre I^lîppe ëpouser mtm destin ?

Pensez-vous qu'il oubUe , ai faveur de la France , Ej leurs communs aïeux et leur double alHance P

COI^ICNI.

Philijïpe , crpyeii-tpoi , Joi^ d'avoir sfx^ appui , Malgré tant dç liens,, c$t étranger pour lui. On sai| (ïppw's ^(«^-WP^ l^W ïn^ànteUigencc j Et no)^ 4exfiw wpç dou|/ç çn fixer la naiw^ç« » Aux temps o^ Çljifij-IesTlÇhwpt, h^ ^ W gran^W, Nonjaiaui son fijp ^(U»ppr.qiji(e et son frèfe epipefeaf,

nign^Pdi-vGoOglc

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