ACTE IV, SCfcNE H
De votre chancelier je connais la prudence; Mais ce faste imposant de sa vaine éloquence Ne peut-il attirer quelque soupçon sur lui?
On a moins de clialeur en parlant pour autrui. Vous ne concevez pas quel inràrèl l'anime ?
Ia France , dont jadis il mérita l'estime , Le croît de l'hérésie un défenseur zélé, Et son penchant secret nom est trop révélé.
chaulbs.
'Reitex auprès de moi , soyez toujours mon guide.
CiTBERIHÈ.
Mon fils, votre inconstance autrement en décide.
CHÀKLES.
Non, je garde pour vous les mêmes sentimens.
CATHERINE
Les Guises vont se rendre à vos commandemens.
Eh bien!
CiTHERISS.
Des protestans servirez-^oos la rage ?
tHlRLES.
Ma mère!
ClTHEKINE.
Laissez-moi consommer mon ouvrage.
Ah !. que demandez-Tous A mon cceur tourmenté ?
nign^Pdi-vGoOglc
i66 CHARLES IX.
CATHERIKE.
Un peu de confiance , un peu de iêrtneté.
N'êtes-vous pas instruit par des «ujets fidèles? . Avez-vous oublié que le chef des rebelles, Pour d'uUles forfaits renonçant aux combats, De vous , de votre mère a juré le trépas?
Il a dans Orlâins fait sou apprentissage ; Sur le père de Guise il essaya sa rage.
Imprudent! vous marcbez paribî les assasùns.
CHlKlÉS.
Quand j'aurai prévu leuri poOéeê desseins ,
Si la public[ue voix contre dmà se déclare ,
Si les pleurs des Français me nomment roi barbare ,
An peuple accusateur t^pondie^-vous alors ?
Oui, je prends tout sur moi ; tout , jusqu'à vos remords : Oui , j'accepte sa haine , et Vovi hàne la ^oive.
Vous remportez encore cet horrible vicicàre.
Ah! puisqu'il est ainsi, puisque dans tous les temps Vous rendez féquifibr^ â me^ esprits fioîtaiis. Donnez-moi donc cette ame immuable , intrépide , Qui veut avec puissance, et qae rien n'indmide. . Quand je suis loin de voiui f appartiens- à l'eiTroi; Les noirs presaentimens s'asseiiJitlent près de moi : Je crains le sort affi^ux d'un ^ran d'Assyrie ; Israël ^orgé tombait sous sa fïirle ; Mais le rtêl abrégea son empire iîitmmain :
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