‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 128 sur 350 · ACTE III, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE X

LÉONCE

Je travaillerai !

Isabelle, avec transport.

Oui ! le travail, la retraite, point de fortune, rien ! ô mon Dieu ! je te rends grâces ! il saura donc que je l'aime.

LÉONCE

Ciel!

Isabelle, à madame de Court enay.

Votre amitié et l'amour de Léonce peuvent-ils m'être rendus ?

Léonce, avec transport.

Un pareil bonheur est-il bien vrai ?

Isabelle, allant se jeter à genoux devant madame de Courtenay. 0 ma mère ! pardonnez-nous !

MADAME DE COURTENAY

Ma fille!

Albert , avec mécontentement.

Ah çà ! mais... permettez !

dambleville, lui prenant le bras.

Il avait donné sa fortune pour assurer le mariage de mademoiselle de Mon ville

ALBERT

Avec son rival ? ( Gaiement comme prenant son parti. ) Ah ! ma foi, s'il n'était pas heureux...

DAMBLEVILLE.

Le bonheur aurait tort, n'est-il pas vrai ?

ALBERT

Et cela ne doit pas être. Aussi, cette fois, c'est moi qui partirai pour l'Italie.

DAMBLEVILLE, SOUrtant.

Etje suis tranquille; vous ne vousjetterez pas dans le Tibre, vous.

Albert , riant.

Léonce ne serait pas là pour me sauver.

LA MARQUISE

Bien, monsieur de Montigny.

MADEMOISELLE MONISTROL

Elle ne sera pas même baronne !

ISABELLE

Je serai heureuse.

MARGUERITE

Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 5 octobre 1840.

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