SCÈNE VIII
LA CHANOINESSE , MARGUERITE , AMÉLIE REAUVAL , REAUSÉJOUR, ALRERT.
MARGUERITE
Viens, Amélie, viens. {Elle remarque rémotion d'Albert et s'arrête.) Albert !
LA CHANOINESSE
Est-ce que c'est à nous de vous chercher, Messieurs ?
184 MARGUERITE
Amélie , apercevant Beauséjour, à part.
Il est venu !
BEAUSÉJOUR
Madame Beauval !
albert , encore ému , à Beauséjour.
L'amie de Marguerite que j'ai priée de venir égayer notre retraite.
marguerite , qui a remarqué le mouvement d'Amélie, et qui le
croit causé par V aspect $ Albert placé à côté de Beauséjour, à
Amélie.
Qu'as-tu donc ? (A part.) Comme Albert est troublé ! Albert , s" approchant d'Amélie.
Merci, Madame, de votre empressement à vous rendre à nos désirs !
Oui, et personne pour la recevoir. Vous êtes par trop à la mode, Messieurs ; vous devenez insociables.
MARGUERITE , à part.
Si c'était elle qu'il aime !
beauséjour , à Marguerite.
Vous pâlissez, Madame ?
MARGUERITE
Moi? non, c'est Amélie qui me semble troublée, interdite î...
albert , à Amélie.
Comme on sera heureux de votre présence ici !
LA CHANOINESSE
Venez donc, Messieurs : la matinée est superbe ; nous allons faire une charmante promenade.
un domestique , annonçant.
M. Forster et M. Bonnard.
LA CHANOINESSE
Ah !... Eh bien ! ils nous accompagneront !... Mais que faitesvous donc, Marguerite ?
(Marguerite s'est rapprochée de la table, elle a saisi la lettre qu'Albert a
lue à la première scène, mais sans cesser d'avoir les yeux fixés sur
Amélie et sur Albert qui ont échangé bas des regards et un mot. Alors
Marguerite déchire sa lettre.)
MARGUERITE
C'est une lettre adressée à une personne que je croyais mon amie... mais je m'étais trompée.
la CHANOINESSE , allant à elle.
marguerite , à demi-voix en désignant Amélie. Regardez! c'est elle qu'il aime.