ACTE lï, SCENE II
bout de peu d'années je n'étais plus marchand, mais négociant... plus tard j'ai fait de grandes affaires , et à présent je suis banquier.
la chanoinesse, se rapprochant un peu.
Banquier !
BONNARD
Je déteste la noblesse.
forster , très-grave.
Nous détestons la noblesse, madame la comtesse.
la chanoinesse, souriant.
C'est pour cela que vous n'invitez à vos fêtes que des gens titrés !
forster, tirant sa montre et se levant. Monsieur Bonnard, combien de temps parlerez-vous ?
BONNARD
Je ne sais pas... je ne peux pas savoir au juste. forster , regardant sa montre.
Nous avons aux États-Unis des gens qui parlent pendant sept heures, il y en a même qui ont été jusqu'à onze.
BONNARD
Nous ne sommes pas encore de cette force-là en France , et je ne dirai rien d'inutile.
FORSTER
C'est différent!.... je ne ferai donc qu'un tour dans le parc, puis
je reviens vous chercher, et ma voiture vous reconduit à Parii
moi, je reste ; ainsi , à l'honneur de vous revoir , madame la comtesse, car je n'ai que faire ici, et je ne veux pas être indiscret. Mais je vais vous envoyer une petite boîte remplie d'objets que vous me permettrez d'ajouter à votre collection de curiosités.
Oh ! que c'est aimable !
FORSTER
Des porcelaines de Chine et quelques oiseaux empaillés.... J'ai l'honneur, madame la comtesse, de vous présenter mes respectueux hommages.
(Il salue et sort par le fond.)
la chanoinesse , qui Va reconduit et vient se rasseoir. Un excellent homme î... qui a des millions!...