‹ Théâtre de NohantChapitre 143 sur 208 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MAX, endormi, paisible; NANNI, descendant l’escalier; PÉRÉGRI- N II S, en bel habit de soie. Il vient par le fond. Ils ont tous deux une lumière à la main.

PÉRÉGRINUS.

Ah ! Nanni ! Vous venez...

NANNI.

Oui, on vous attend. Figurez-vous que j’ai trouvé ma grand’mère tout éveillée, et. . . c’est bien étonnant, cela I elle dit qu’elle vient de voir votre parrain, qu’il lui a parlé et annoncé votre visite.

PÉRÉGRINUS.

Et notre prochain mariage, n’est-ce pas, chère Nanni ?

NANNI, stupéfaite.

Notre... ? Ah 1 ne parlez pas si haut ! M. Max qui est là I

MAX, s’éveillant.

Hein? qu’y a-t-il? Comment diable suis-je ici? Ah 1 je dormais bien ! Figure-toi, Pérégrinus, que je rêvais de toi ; tu épousais Nanni, tu m’avais fait présent d’un bel habit gorge de pigeon,... comme le tien, juste 1 et je dansais à ta noce.

Eh bien, tu auras un bel habit et tu danseras, mon ami ; car nous voici bientôt fiancés, elle et moi

NANNI.

Est-il possible?

MAX

Vrai ? Tant mieux ! c’est une digne et brave personne, et tu es le meilleur des hommes, mon ami d’enfance, mon seul ami, pardieu I Allons, je me sens bien, je me sens heureux de ton bonheur; embrassons-nous.

PÉRÉGRINUS.

Ah I cher Max ! c’est toi qui parles, je te retrouve ! Viens !

ru

MAX

Où ça ?

PÉRÉGRINUS.

Viens parler pour moi, je vais faire ma demande.

MAX

Oui, certes ! Tiens, j’ouvre la marche, (il monte î’escaïier. Pérégrinus fait passer Nanni, qui se retourne sur la première marche.)

NANNJ,

Mais, pour m’épouser, c’est donc que... ? Car vous ne m’avez encore pas dit...

PÉRÉGR|NES, h ses pieds.

Ah I Nanni, je t’aime ! je t’aime depuis longtemps, et de toute mon âme !

LE SPECTRE, apparaissant tout en haut de l’escalier.

Allons donc !

MARIELLE

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