ACTE IV, SCENE IV. l8l
DORANTE
Et de plus de fix mois.
Que de raviffemens je fens à cette fois!
DORANTE
Vous ne voudriez pas hazarder fa grofTeffe?
Non, j'auray patience autant que d'allegreffe, Pour hazarder ce gage, il m'eft trop précieux. A ce coup ma prière a pénétré les Cieux, Je penfe en le voyant que je mourray de joye. Adieu, je vay changer la lettre que j'envoye, En écrire à fon père un nouveau compliment, Le prier d'avoir foin de fon accouchement, Comme du feul espoir où mon bonheur fe fonde.
dorante à Cliton.
Le bon-homme s'en va le plus content du Monde.
g e r o n t e fe retournant.
Ecry-luy comme moy.
DORANTE
Je n'y manqueray pas.
Qu'il eft bon !
CLITON
Taifez-vous, il revient fur fes pas.
GERONTE.
Il ne me fouvient plus du nom de ton beau-pére. Comment s'appelle-t'il?
DORAXTE.
Il n'eft pas néceffaire, Sans que vous vous donniez ces foucis fuperflus, En fermant le paquet, j'écriray le deffus.
GERONTE.
Etant tout d'une main, il fera plus honnefte.
DORANTE
Ne luy pourray-je ofter ce foucy de la tefte? Votre main, ou la mienne, il n'importe des deux.
GERONTE.
Ces nobles de Province y font un peu fafcheux.
Son père fçait la Cour.
GERONTE.
Ne me fay plus attendre,
Dv-mov....
DORANTE
Que luy diray-je?