‹ Théâtre de P. Corneille (volume 2)Chapitre 271 sur 277 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

VALENS, PLACIDE, CLEOBULE,

PAULIN

STEPHANIE, Troupe.

VALENS

Cléobule, quel fang coule fur fes habits?

CLEOBULE.

Le fien propre, Seigneur.

VALENS

Ah, Placide, ah, mon fils.

PLACIDE

Retire-toy cruel.

Cet amy fi fidelle N'a pu rompre le coup qui t'immole à Marcelle ! Qui font les affaffins?

r. L ïï o b u l e .

Son propre defespoir.

VALEXS.

Et vous ne deviez pas le craindre, & le prévoir?

CLEOBULE.

Je l'ay craint & préveu jusqu'à faifir fes armes, Mais comme après ce foin j'en avois moins d'alarmes, Embraffant Théodore, un funeste hazard A fait deffous fa main rencontrer ce poignard, Par où fes déplaifirs trompant ma' prévovance...

Ah, falloit-il avoir fi peu de défiance:

PLACIDE

Rens-en grâces au Ciel, heureux père & mary, Par là t'eft confervé ce pouvoir fi chéry, Ta Dignité dans l'ame à ton fils préférée. Ta propre vie enfin par là t'eft affeurée, Et ce fang qu'un amour pleinement indigné Peut eftre en fes transports n'auroit pas épargné.

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