‹ Théâtre de P. CorneilleChapitre 110 sur 254 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Le vieil HORACE, CAMILLE.

L* vieil horace.

Ne me parlez jamais en faveur d'un infâme, Qu'il me fuye à l'égal des frères de fa femme, Pour conferver un fang qu'il tient fi précieux Il n'a rien fait encor, s'il n'évite mes yeux. Sabine y peut mettre ordre, ou derechef j'atteste Le fouverain pouvoir de la troupe céleste...

CAMILLE

Ah! mon père, prenez un plus doux fentiment, Vous verrez Rome mefme en ufer autrement, Et de quelque malheur que le Ciel l'ait comblée, Excufer la vertu fous le nombre accablée.

Le-vieil horace

Vw

Rome eft peu po Camille, je fuis père, & j'ay mes droits à part

Le jugement de Rome eft peu pour mon regard,

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