SCENE III
Le vieil HORACE, CAMILLE.
Le vieil horace.
Ma fille, il n'eft plus temps de répandre des pleurs, Il fied mal d'en verfer où l'on voit tant d'honneurs, On pleure injustement des pertes domestiques Quand on en voit fortir des victoires publiques. Rome triomphe d'Albe, & c'eft affez pour nous, Tous nos maux à ce prix doivent nous eftre doux. En la mort d'un Amant vous ne perdez qu'un homme Dont la perte eft aifée à réparer dans Rome, Après cette victoire il n'eft point de Romain Qui ne foit glorieux de vous donner la main. Il me faut à Sabine en porter la Nouvelle;