D. DIEGUE, D. RODRIGUE
D. DIEGUE
Rodrigue, as-tu du cœur?
Tout autre que mon père L'éprouveroit fur l'heure.
D. DIEGUE
Agréable colère !
Digne reiïentiment à ma douleur bien doux I Je reconnoy mon fang à ce noble couroux, Ma jeunefle revit en cette ardeur fi prompte. Vien, mon fils, vien, mon fang, vien réparer ma honte, Vien me venger.
D. RODRIGUE
Dequoy?
D. DIEGUE
D'un affront fi cruel, Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel, D'un foufflet. L'infolent en euft perdu la vie, Mais mon âge a trompé ma généreufe envie,