ACTE II, SCENE IV
Et pour trancher enfin ces discours fuperflus, Albe vous a nommé, je ne vous connoy plus. \
CORIACE
je vous connois encor, & c'eft ce qui me tuë ; Mais cette afpre vertu ne m'étoit pas connue, Comme noftre malheur elle eft au plus haut point Souffrez que je l'admire, & ne l'imite point.
Non, non, n'embraffez pas de vertu par contrainte, Et puisque vous trouvez plus de charme à la plainte, En toute liberté gouftez un bien fi doux, Voicy venir ma fceur pour fe plaindre avec vous. Je vay revoir la voftre, & réfoudre fon ame A fe bien fouvenir qu'elle eft toujours ma femme, A vous aimer encor, fi je meurs par vos mains, Et prendre en fon malheur des fentimens Romains,