MADAME VAI.BEU.E
Et un concert ?
MADAME EIERVAL.
El un feu d'artitlce?
MADAME YAI.nELT.K.
Et des illuminations?
MADAME KIERVAI..
(Vest clinrmant !
MADAME DT^RVII.I.E.
Et M. Fierval. où est-il donc ?
MADAME FIERVAL
Ah! bien, oui ; comptez sur les maris pour donner la main à leurs femmes. Il viendra à minuit faire son piquet avec M. Durville.
MADAME VALBRLLE.
Vous êtes bien heureuse, vous, madame Durville, d'avoir un mari galant, empressé : car ce n'est pas à l'aimable Durville cjue s'adressent nos reproches.
DURVIIJ.E.
Vous êtes bien bonnes, mesdames. (\ part.) Duhautcours ne vient pas.
MADAME FIERVAL
Eh ! mais, qu'a-l-il donc, le cher Durville ! Il paraît tout soucieux ce soir.
Eh ! non, mesdames, tout entier au bonheur de vous voir...
un 1)1 ilAriv;nn;>-
MADAMK I-IF.UVAL.
Vous nous dites cela d'un air bien ttM>;ti\ A propos, vous ne savez pas la nouvelle ; Mon val manque de je ne sais combien de cent mille francs.
MADAME VALBEI.LE.
Ah ! mon Dieu !
MADAME DURVILLE
Je n'en suis pas fâchée pour sa femme.
MADAME FIERVAL
Oui; elle fait de l'esprit.
VAI.MONT
Va son mari des banqueroutes : quel couple intéressai it 1
MADAME VAI.BRLI.E.
Bon ! cela n'empêchera pas la femme de se montrer dans tous les athénées.
MADAME riERVAL.
Et le mari à la bourse. Cela est reçu.
VALMONT
Heureusement que ces choses-là devienneni un p.'ii plus rares. C'était une véritable épidémie.
MADAMli FIKRVAL.
Eh! mais, mon cher Durville, vous faites bien mal les honneurs de chez vous. Seriez-vous pour quelque chose dans la banqueroute de Monval ? Qi^and vous y perdriez quelque argent, avec votre fortune, votre audace en affaires, votre activité... Comment trouvez-vous ma garniture ?
MADAME DURVILLE
Charmante. Ces dames ont raison: faut-il que les affaires vous poursuivent au milieu de la société?
M:\E. II. SI INI-, \. Hi
DURVII.I.K.
Mille pardons, mo voilà toul ù vous. Avcz-vous vu l.i pelile pièce nouvelle, aux Variéh's?
MADAMK VAI.BKI.LE.
Ah ! c'est pitoyable.
MADAME FIERVAL
- Mais comme c'est joué!
VALMONT
Comme c'est nature I
MAHAMH FIKUVAI..
Je ne sais pas oii ils voni ciicrclier tons leiii's quolibets.
nunvii.LE.
Ils sont Ibrt çrais '\ pmi.^ Ce l)nlianti"our<. commo il se fait attendre!
VALMONT
Bon, dans la société, on en dit de bien plus forts.
MADAME FIERVAL
A propos, vous allez demain à Batratelle ; il y a une course, un pari.
MADAME DURVILLE
Oui, sans doute.
MADAME FIERVAL
Nous viendrons vous prendre.
MADAME DFRVILLE.
Volontiers.
VALMONT
Ces dames mi' perini.llr.nil-elles di; les accompa^niei?
MADAME FIERVAL
Oui, on vous le permet. Ainsi donc à midi pr.'cis, nous sommes à votre porte. Vous serez prête?
MADAMR DI-RVILLE. •
< >h ! je vous 11' ])r'onii-ti.
ii-2 i)i;HAi"T(:iiri;>
MADAME FIERVAL
C'est que tout Paris y sera.
>rÈXE XI.
DrRYILLE, YALMONT, MESDAMES DURYILLE, YALBELLE, FIERVAL, UN YALET.
LE VALET, anni'nçaRl.
M. Duhautcour:^.
DURVILLE
Ah! k' voilà.
MADAME FIERVAL
Qu'est-ce que c'est que ce M. Duhautcours?
MADAME DL'RVILLE.
Un nouvel aini de mon mari.
MADAME VÀLBELLE.
Yous ne vous rappelez pas; M. Duhautcours que nous avons vu chez ce pauvre Monval, au dernier bal qu'il nous donna ?
MADAME FIERVAL
Ah 1 oui, un danseur infatigable.
MADAME VALBELLE
Un beau joueur!
MADAME FIERVAL
Qui est-ce qui nous disait donc que c'était un fripon?
MADAME VALBELLE
Bon. bon. des méchants qui s'amusent.
SnÈNE XII.
DURYILLE. YALMONT, MESDAMES DURYIT.EE, YAEBEELE. FIERYAL. DUTE\UTr< >URS.
DUHALTCOIRS.
Mesdames, j'ai l)ien riionneur... lui vérité, mon clier
actl: 11. SCtNE Xlll. liJ
Durville, cV'sl un cadeau que vous m'avez l'ait de mïnviter à votre fête ; je viens d.- traverser le jardin, I3 sallon : des jolies femmes partout. Il est impossible de voir une réunion plus complète.
MADAME DURVILLE
Comment! il y a du monde dans le salon, et moi qui m'amuse ici : mille pardons, mesdames ; mais il faut arranucr les contredanses et les parties. (Eiic soit.)
MADAME VALBELLE
Eh vite! eh vite! que j'aille prendre une place. Le petit Précour, qui m'a priée ce malin, ne me pardonnerait pas de manquer la première contredanse.
MADAME FIERVAL
Eh vite! eh vite! une place à la bouillotte. J'ai perdu tout mon argent hier.
VALMONT, uflVaut la main à madame Valbcllc.
Madame, voulez-vous bien permettre ?..,
DURVILLE
Vous savez que nous avons a causer ensemble, I)uhaulcours.
DUHAUTGOURS.
Je suis à vous dans l'instant, mon cher Durville.
|\mada:iic Ficrval, eu lui do:manl la main.] Qu'H CSt heUI'eUX
pour moi, belle dame, de vous retrouver encore !... (lu
sortent.)