‹ Théatre de PicardChapitre 117 sur 406 · GÈNE I · texte numérisé non relu

GÈNE I

CRÉPON. MARASriHINI.

Ce que vous m'appreuez-là est-il possible, mousievir Maraschini ?

MARASCHINI.

Vous n'avez pas voulu me croire hier au soir, monsieur Crépon, et nous perdons tout ce matin.

CRKPON.

Et c'est M. Diirville qui vous a donné lui-même la nouvelle î

MARASCHINI.

Oui, monsieur, il a déposé son bilan ce matin : banqueroute réglée. C'est vmc suite Je malheurs qui ne finissent plus : des corsaires qui ont été pris par les Anglais: des banqueroutes qui ont précédé la sienne.

CRÉPON

Oui, des friponneries, des infamies, des horreurs; mais, morbleu ! cela ne se passera pas comme cela.

MARASCHINI.

Quand je vous dis^alie nous autres qui figurons dan3 les fêtes, nous soq^es toujours les précurseurs des accidents.

CRKPON.

Ou'il fasse perdre tous ceux qui ont spéculé avec lui, cela m'est fort égal; mais d'honnêtes marchands, d'iionnêles entrepreneurs comme nous, cela ne se peut pas; nous devons avoir un privilège.

Page 1