‹ Théatre de PicardChapitre 120 sur 406 · LHAL"TC0LH · texte numérisé non relu

LHAL"TC0LH

CRÉPON

Il laut tout faire saisir; point de pitié.

FJAMMESCHI.

Eh! non, désabusez-vous. Tous ces biens, tous ces meubles, ce n'est pas à lui.

MARASCHINI.

Et à qui donc?

FIAMMESGHI.

A sa femme; et, comme cela se pratique, séparation de biens entre le mari et la femme,

MARASCHINI.

Ah! mon Dieu! ce Duliaulcours n'oublie rien quand il se mêle d'une aifaire.

CRÉPON

Qu'est-ce que vous dites donc? Séparation de biens entre le mari et la femme. Ah ! mes amis, je suis sauvé !

MARASCHINI.

Eh! comment donc, s'il vous plaît?

CRÉPON

Des rubans, du crêpe, des fleurs, du rouge et des ridicules; ce n'est pas pour monsieur, je crois. Il est bien clair que je n'ai affaire qu'à madame.

MARASCHINI.

Mon cher Fiammeschi, est-ce que nous ne pourrions pas faire passer vos lampions et mes glaces sur le compte de madame?

FIAMMESCHI.

Ah! oui, avec des fripons comme ceux-là!

CRÉPON

Des fripons! ah ! c'est trop fort, monsieur Fiammeschi. J'ai toujours connu M. Durville pour un très-galant lioinme: j'aime à croire qu'il n'est que malheureux.

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