ACTE 111, SCENE Mil
AUGUSTE
Un malheur ! en est-il un seul qui puisse vous réduire à cette extrémité? C'est une honte dont vous ne vous couvrirez pas.
dx'hat:tcours.
Il va tout perdre.
DURVILLK.
Monsieur, quel ton singulier prenez-vous donc avec moi?
AUGUSTE
Quelles mesures aurais-je encore à garder? Ne suis-je pas votre neveu, votre umi?...
FRANVAL
Il a du feu, le jeune homme.
DELORME, bas à Franv.il.
C'est ce neveu de ^I. Durville.
FRAZn VAL, bas à Deloinic.
Dont ta fille m'a déjà parlé; un sujet qui s'annonce fort bien. Je t'en félicite pour ma filleule. ;ii:mi. Messieurs, j'en suis fâché pour vous; mais plus cm jeune homme m'inspire d'estime et de confiance, plus il me donne mauvaise opinion de vous,
DELORME
Franval, M. Durville m'a fait bien du mal; mais jusqu'ici je.n'ai jamais douté de .«a probité ; loin de l'accuser, je le plains d'être entouré de conseillers perfides et méchants.
DUHAUTCOURS.
Trop honnête; c'est à moi que ceci s'adresse.
Il ne me manquait plus que la pitié de M. Delornic
DELOKMK.
"Sun. M. Durville n'est point un malhimnète homme.
•164 UrHAITCOURS.
Mais il va peut-être le deveair ; c'est un service à lui rendre que d'empêcher sa première sottise. Je m'eu charge. A une heure ici, l'assemblée des créanciers. Sans adieu, messieurs. Touchez-là, jeune homme. Ta fille n'avait pas tort de me faire l'éloge d'Auguste : c'est votre nom, je crois. Vous êtes un brave. Je ne m'en dédie pas, Delorme ; je me charge de ton affaire auprès de tes créanciers. Mes cinquante mille francs ne sont pas encore perdus, (ii sort.)
AUGUSTE, le suivant.
Ah! messieurs: mon cher Delorme, c'est vous que j'implore. Que M. Franval ne précipite point ses démarches,
DELORME
Vous m'avez trop bien servi dans mes malheurs pour que les vôtres me soient étrangers. (n sort.)