ACTE III, SCENE IX
DURVILLE, avec ilurutu.
Monsieur... (se radoucissant.) Eli! oiioii clier neveu, croistu que je ne souffre pas plus que toi?...
DUHAUTCOURS.
Quelqu'injurieux soupçons que vous ayez pu concevoir sur mon compte, je vous rends justice, monsieur; j'apprécie des sentiments aussi délicats. Croyez-vous qu'en véritable ami de M. Durville, je n'aie pas cherché avec lui les moyens?... Mais la nécessité...
AUGUSTE
N'avez-vous pas des ressources? Ne pouvez obtenir du temps?
DURVILLE
Impossible ; des lettres de change, des payements déjà retardés. Tout m'accable à la fois.
AUGUSTE
N'avez-vous pas des amis?
DURVILLE
Des amis! oui. il en est un surtout, Thonnète et riche Forlis. Yingt fois il a désiré l'occasion de m'obliger.
Un homme sur. Je le connais, il vous tiendra parole.
AUGUSTE
Eh bien !
DURVILLE
Il est absent.
DUHAUTCOURS.
A sa campagne: je la connais. Un séjour délicieux. (a part). Bien trouvé.
DURVILLE
A cinq lieues de Paris.
DUHAUTCOURS.
Ouitter Paris, celaaurail Pair d'une luile.
160 DUHALICOUKS.
AUGUSTE
Uii mol de votre main, cl j'y vole.
DUIIAUTCOURS.
Écrivez, écrivez.
Dl'TlVII.LE, sa>Jeyant et écnvaiil
Eli bien! i«oit.
AUGUSTE
Je vous rapporU' la réponse avant la fatale assemblée: vous la retardez jusqu'à mon retour.
DUH VUTGOURS.
Oui, ft.aus doute, nous la retardons. [.^. imi . Nous l'avançons, au contraire.
DUHVILLE, toujours Ociivanl.
{.\ pari). Qu'il nven coûte de le tromper I
DUHAUïCOURS, à Auguste.
Si vous saviez combien je vous estime, brave jeune liomme : mais' ne soyez donc pas si prompt à soupçonner les gens. Eh! mon Dieu! dans tout ceci, nous ne voulons que l'avantage de tout le monde !
DURVILLE, i-oniettfml la lettre à son neveu.
Tiens, ne perds pas de temps : de mon côté je vais...
DUHAUTGOURS.
Oui, nous allons frapper à toutes les portes. Je commence à être un peu plus lianquille : tout ira bien. Votre oncle va donner ses ordres pour qu'on vous selle un cheval. Bon courage, mon jeune et intéressant ami: venez, mon cher Durville. (ils soitont.)