SCÈNE IX
DUHAUTCOURS, PRUDENT, LEDOUX. MARAS- CHINI , FIAMME?CHI , FRANYAL ; AUTRES CRÉANCIERS.
Et voilà les lâches qui, en composant avec les fripons, sont plus nuisibles aux honnêtes gens que les fripons eux-mêmes.
MAILiSCHINI.
Puisque M. Duhautcours croit que M. Durville payera quelque jour, je vais lui faire une bonne proposition. Moi, je lui donne ma créance pour la moitié de ce qu'elle vaut.
FIAMMESCHT.
C'est bien dur; mais c'est égal, va po\ir les cinquante pour cent.
DrHAL'TCOURS.
Je le voudrais, je ferais une très-bonne opération, mais je perds déjà beaucoup moi-même; cependant je vous donne ma parole d'honneur que. si vous signez, sous quelques jours peut-être je fais votre affaire.
Et pourquoi donc feriez- vous im pareil sacrifice? Vos créances sont sacrées. On vous en refuse la moitié je suis moins difficile, je les prends pour la totalité.
MARASCHINI.
Vrai ?
FIAMMESCHI.
Ah ! çà. ne plaisantez-vous pas ?