SCÈNE XII
DURVILLE, MADAME DURVILLE, MADEMOI- SELLE DELORME, FRANVAL, AUGUSTE, DELORME, MARASGHLSI, DUHAUTGOURS , LEDOUX.
DUHAUTCOURS.
Mille pardons, messieurs, si je vous dérange. M. Franval sait, sans doute, comme moi, que M. Durville, ayant apparemment trouvé de nouvelles ressources, se décide à payer tout ; il est bien Laturel que chacun se mette en règle. Voici M. Ledoux : c'était votre homme d'affaires tantôt ; c'est le mien à présent. J'ai pensé que sa présence pourrait amener une conciliation, (préseutaut un papier.) Voici mou titre, il est paré.
DURVILLE
Tu sais trop bien, perfide...
FRANVAL
Laissez-moi répondre : M. Ledoux est votre homme d'affaires; je suis celui de M. Dur\-iile.
DUHAUrCOURS.
Monsieur, il ne pouvait placer ses intérêts en de meilleures mains.
FRANVAL, piciKiiU lu i^ai-iui'.
Voyons ce titre de soixante mille francs. Oui, il Cbt en règle, il faut vous payer.
-206 bUHALTCOUKS.
DUHAUTCOURS.
C'est trop juste.
FRANVAL
Mais vous, monsieur Duhautcours, n'avez-vous pas quelques créanciers? N'avez-vous pas souscrit quelques billets dans votre vie?
DUHAUTCOURS.
Oui, comme lout le monde. Mais revenons à notre affaire avec M. Durville. J'ai mes moyens pour payer mes dettes.
Ah! vous avez vos moyens! Moi, j'ai là, pour vous payer, quelques billets.
DUHAUTCOURS.
Oh ! des billets, de l'argent, de bons papiers, de bonnes signatures... Moi, je suis rond en affaires.
FRANVAL, remettant à Duhautcours une partie des papiers que Delormo lui a apportés.
Fort bien, de bonnes signatures; vous ne refuserez pas celle-ci,
DUHAUGOURS, examinant les papiers.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Je ne connais pas ça.
FRANVAL
Votre signature 1
DUHAUTCOURS.
Cela ne vaut rien. C'est-à-dire, c'est bon, mais...
FRANVAL
Eh bien, reprenez votre titre ; poursuivez M. Durville, et c'est à moi, à moi seul que vous aurez atTaire. J'ai réussi, j'ai acquis tous vos billets à moins de vingt pour cent, et j'ai lait des heureux encore.
DUHAUTCOURS.
(;'est cliarinaut, je suis ciichanlé pour ces bonues gens... Vous avez Itieu lait de les payer.
ACTi: V, s(,;i:Ni-; xiii. -207
FRAWAI,, monlrant le reste ilc; papiers à Duhautcours.
Ce n'est pas tout : voilà une prise de corps contre vous. Souvenez-vous que je reste créancier d'une somme assez considérable, et que je saïu^ai vous trouver.
DUHAL'TCOL'RS, à part, ck^chirant ses billets.
Je suis pris. Un par corps. C'est déterminant, (naut Que je m'applaudis de voir que les honnêtes gens aient quelquefois autant d'adresse et de fmes.se!... (fi remet son
titre à Durville.)
FRANVAL
Que les fripons.
DUIIAUTCOURS.
Je suis voire très-humble serviteur, fii snrt avec Lc.Ioux