‹ Théatre de PicardChapitre 185 sur 406 · DORVILÉ, MARCELIN, MADAME DE SAINT-PHAR, DELORME, GEORGETTE · texte numérisé non relu

DORVILÉ, MARCELIN, MADAME DE SAINT-PHAR, DELORME, GEORGETTE

Marcelin, à Dumont qui sort.

Bonjour. '\ Ccorgeite.) Eh bien?

GEORGETTE

Ils ne veulent pas, et mon père ne veut plus.

MARCELIN

Oui! je vais leur parler, moi. Monsieur et madame... d'abord, je suis bien votre serviteur.

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DUHVILK, mettant et essujaiU ses lunettes.

Eh bien, qu'est-ce que c'est? Que nous voulez-vous, mon ami? J'ai dit à Delorme ce que je pensais de ce beau projet de mariac^e; qu'il vous donne sa fille, il en est bien le maître, mais qu'il ne compte plus sur moi.

MARCELIN

Mais cependant, monsieur...

MADAME DE SAINT-PHAR

C'est bon : ne nous importunez pas davantage.

DELORME

C'est juste ; laisse monsieur lire sa lettre.

DORVILÉ, tout en déciielielant la letlro.

(Jui, sans doute. Tout est dit, c'est fini, ne ni"en parlez

plus... (A madame de Saint-Pliar. ) Je n'étais pES inquiet, oh 1

non : j'ai fixé la fortune ; mais, ma foi, j'aime mieux tenir... (En lisant la lettre.) Ail! grand Dieu ! ah! mon Dieu!

MADAME DE SAINT-PHAR

Eh! quoi donc?

DURVILÉ.

C'est un coup de foudre. Scélérat de Frémon! il a pris la fuite.

MADAME DE SAINT-PHAR

Oue dites-vous, mon frère?

DORVILÉ.

Tous mes fonds, tous les vôtres, sont perdus.

MADAME DE SAINT'PHAR

Ciel!

DORVILÉ.

Je suis ruiné, abîmé, anéanti.

MADAME DK SAINT-PHAR

Je me meurs, tiiu s'évanuiiit."!

.VCÏL; 1. rSCLME l.\. :239

GEORGETTE

Elle se trouve mal. Monsieur, madame votre sœur...

DORVILÉ.

Eli bien, secourez-la, prenez soin d'elle. Des chevaux ; que je parte, que je vole ; ne dites rien, nébruitez pas, je vous en conjure, mes amis; c'est une fausse nouvelle; quand elle serait vraie, j'ai des ressources, je suis encore très-riche, très-opulent, je vous prie de le croire. > paii. Ah! mes chères richesses, faut-il que je vous perde encore plus vite que je ne vous ai gagnées, (ii son

GEORGETTE

Madame, revenez à vous.

MADAME DE SAINX-PHAR

Ah ! mes amis, mon pauvre Marcelin, mes bons amis, plaignez-moi, ne m'abandonnez pas. Noii', laissez-moi ; je pars avec mon frère : c'est un étourdi, un extravagant ; et je n'ai que ce que je mérite, puisque je me suis conliée à lui. Elle son.

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