ACTE 1, iiCESE X. -Jll
Oui vraiment. Il est mort.
MARCELIN
Triste nouvelle.
LÉONARD
Garçon, sans enfants. Il a fait un testament ; il vous institue son légataire universel.
MARCELIN
Heim ! plaît-il? qu'est-ce que vous dites?
LÉONARD
Que votre cousin germain Charles Ducoudrai, par un testament bon et valable, dont je viens de recevoir une expédition , vous institue son légataire universel el vous laisse à peu près cinquante mille écus de rente.
DELORME
Cinquante mille écus !
GEORGETTE
A lui?
MARCELIN
A moi. Ah ! monsieur Léonard , ma petite Georgette , père Delorme, que je vous embrasse, embrassez-moi... Attendez, j'ai peur de m'évanouir... Non, ce ne sera rien. Je reviens, je reviens, ii diantc et danse. t Ta, la, la^ ra, ra. Et où est-il, ce brave homme de notaire de Paris, qui hi'apporte de si bonnes nouvelles ?
LÉONARD
Chez moi, bien fatigué, qui n'attend que votre visite pour se mettre au lit.
Il ne faut pas le faire languir, j'y cours.
LÉONARD
Venez.
GEORGETTE
Fermez donc votre boutique, mon cousin.
MARCELIN
Kt qu'est-ce que cela me fait? Qu'on me vole, qu'on me pille, qu'on me prenne tout ; brisez les meubles, jetez-les par la fenêtre. Cinquante mille écus de rente. Au diable l'enseigne et le métier d'écrivain public !
(Il unuclie sou eiiseigue et sort on dansant avec le notaire.)