‹ Théatre de PicardChapitre 210 sur 406 · ACTE H, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE XII

VALBERG

Attendez..,., une idée lumineuse!

MADAME DE SAINT-PHAR

Quoi donc?

VALBERG

J'ai une sœur aussi, moi.

MADAME DE SAINT-PHAR

Comment?

Jeune, jolie; un peu naïve, mais je la dirigerai.

MADAME DE SAINT-PHAR

Commentj votre sœur !

VALBERG

Ah! mon Dieu, cela m'a échappé, c'est une plaisanterie. Ecoutez donc, permettez donc. Certainement je me sacrifierais, je m'immolerais pour ce bon Dorvilé....

MADAME DE SAINT-PHAR

Suis-je assez humiliée !

VALBERG

Mais vous ne m'entendez pas.

MADAME DE SAINT-PHAR

Chérissez, chérissez cette tendre sœur, modèle des vrais amis ; mais croyez que je n'ai que faire de vos rares

services... (Elle sort.)

VALBERG, seul.

Eh! mais, en vérité, c'est d'une injustice... les gens ne sont pas raisonnables. On se doit à ses amis, c'est gravé dans mon âme ; mais faut-il s'oublier soi-même?... Ecoutez donc, permettez donc...

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