ACTE 11, SCÈNE XIV. M
DELORME
Gomment, dans son château?
LÉONARD
Eh! oui, M. Dorvilé a vendu^ Marcelin a acheté; j'ai fait l'acte, ils l'ont signé.
GEORGETTE
Eh bien, mon père^ qu'en dites-vous? Me voilà dame et maîtresse d'un château.
DELORME
C'est joli; cela console un peu d'être oublié dans le testament.
GEORGETTE
Comment, si cela console!
LÉONARD
Voulez-vous aller le joindre?
GEORGETTE
Non pas, pour le moment ; nous avons une chose bien plus importante à concerter avec vous.
LÉONARD
Eh! quoi donc?
GEORGETTE
Mon contrat de mariage.
LÉONARD
Oui dà. Bon, encore un acte.
DELORME
C'est cela; nous avons dîné, nous: ne dérangeons pas Marcelin; allons chez vous, monsieur le notaire.
GEORGETTE
Et puis nous reviendrons rapporter le conttat tmit fait à Marcelin.
m) LES MARIONNETTES.
DELORME
Et puis il n'aura plus qu"à le signer, comme il a signé la vente.
• GEORGETTE
Moi, cependant, je vais mettre ma robe de soie, n'estce pas, mon père? en attendant que j'aie pris les modes de Paris, n'est-ce-pas, mon père?
DELORME
Oui, mon enfant, fais-toi belle; et quand tu te verras passer dans ton carrosse... Non, je me trompe, c'est la joie... Quand on te verra rouler en équipage... et moi devenir le beau-père du maître;, quand je n'étais que le jardinier... Quelle bénédiction! Ne perdons pas le temps, monsieur Léonard. «
LÉOXARD.
Je n'aime pas plus à le perdre que vous, monsieur Dclorme ; «ne succession, un contrat de vente, un contrat de mariage; quelle belle journée pour une étude!
Fi\ rr itErxiKMK actf.