ACTE m, Sr.ENE VII. 28S
DORVILÉ.
Mais, dites-moi donc, Georgette, ma filleule, est-ce que vous perdez la tète 7 comment avez-vous pu conserver Tespoir d'épouser encore M. Marcelin?
CÉLESTINE
En effet, c'est d'un orgueil... Vous vous oubliez, ma petite.
GEORGETTE
Gomment, je m'oublie ! Ah ! je vois ce que c'est : vous le jugez d'après vous; mais je suis sûre de lui; les richesses ne le corrompront pas ; il les méprisait tant quand il était pauvre. Et tous ses beaux discours sur la force de ses principes, sur son amour pour moi... Répondez-leur donc, mon cousin, je vous en prie; ditesleur que vous m'aimez toujours.
MARCELIN
Oui, sans doute, ma chère cousine, (a part.) En effet, je ne peux pas me dispenser... (iiaut.) Vous m'avez bien jugé, et mon cœur... (a part. 1 G'est fort embarrassant.
GEORGETTE
Là, vous l'entendez, messieurs et mesdames. Or ça, mon cousin, mon père et M. Léonard vont venir.
MARCELIN
Ah! oui. M. Léonard] doit m'apporter le portefeuille de la succession; j'ai des comptes, des quittances à signer.
GEORGETTE
Il s'agit d'une affaire bien plus importante : ce n'est plus le cas à présent de se marier sans contrat.
MARCELIN
Sans contrat... Oh! non, il faut wn contrat, (cas à vmhpi-K.) Je ne sais que dire, moi.
VALBERG, à Marcelin.
Rien n'est écrit encore?
MARCELIN, à Yalborg.
Rien du tout.
VALBERG, à Marcelin.
Vous n'êtes point lié.
GEORGETTE
Justement, les voici.
DORVILÉ, à sa sœur.
Que je souffre ! que je fais de mauvais sang!
CÉLESTINE, à Valbcrs.
Vous ne m'aviez pas parlé de cette petite paysanne, mon frère.