GASPARD, GEORGETTE
GEOKCiETTK.
J'avais beau vous attendre, monsieur (iaspanl. Eh bien?
GASPARD
C'est vous, mademoiselle?
GEORGETTE
Ah! mon dieu! comme vous voilà paré !
GASPARD
Comme vous, mademoiselle.
GEORGETTE
M. Marcelin, suivant vos espérances, vous u Itien accueilli ?
GASPARD
Oui, le premier mouvement a été bon.
GEORGETTE
^'ous ne lui avez pas parlé de moi ?
Pardonnez-moi ; un peu légèrement, à la vérité.
GEORGETTE
Je m'y attendais, vous ne vous êtes occupé que de vos intérêts.
GASPARD, en soupirant.
Ah! mademoiselle!
GEORGETTE
Qu'avez-vous donc ?
is
;51i LES .MAHIU.NNETTKS.
Je n'ai pas plus à me leliciier que vous de ma grande parure; mon bel habit n'a pas plus réussi que votre belle robe.
GEORGETTE
Eh quoi! Marcelin se serait méconnu au point de vous dédaigner?
GASPARD
Pas tout à fait, mais il y viendra.
GEORGETTE
Les voilà donc , ces grands principes de philosophie !
GASPARD
Gomme je le lui disais ce matin : Nouvelles circonstances, nouvelles mœurs; c'est un égoïste,.... un homme.... comme tout le monde. Un moment donc... Gaspard, mon cher Gaspard, n'a-tu pas été aussi extravagant que ton ami ? Sa prospérité était la tienne, elle t'aveuglait: le revers commence, tu recommences à voir clair. Il a des torts, n'avons-nous pas les nôtres? Je comptais sur lui, vous comptiez sur moi, nous ne songions qu'à nous.
GEORGETTE.-
Ah! vous en convenez.
(lASl'ARD.
Oui vraiment, et je lui pardonne; mais il n't-u conviendra pas, lui. Allons, il faut que je renonce à son amitié, comme vous à son amour.
GEORGETTE
c'est bien dnnloureux, monsieur (iaspard.
GASPARD
Très-douloureux, mais qu'y faire ?
GEORGETTE
N'y aurait-il pa> ([uelque moyen?
ACTt: IV, sci:M': \iv. mu
GASPARD
Et comment voulez-vous?... Attendons qu'il lui arrive quelque malheur.
GEORGETTE
Attendre ! et s'il en épouse une auti'e !