‹ Théatre de PicardChapitre 247 sur 406 · GASPARD, GEORGETTE · texte numérisé non relu

GASPARD, GEORGETTE

GEOKCiETTK.

J'avais beau vous attendre, monsieur (iaspanl. Eh bien?

GASPARD

C'est vous, mademoiselle?

GEORGETTE

Ah! mon dieu! comme vous voilà paré !

GASPARD

Comme vous, mademoiselle.

GEORGETTE

M. Marcelin, suivant vos espérances, vous u Itien accueilli ?

GASPARD

Oui, le premier mouvement a été bon.

GEORGETTE

^'ous ne lui avez pas parlé de moi ?

Pardonnez-moi ; un peu légèrement, à la vérité.

GEORGETTE

Je m'y attendais, vous ne vous êtes occupé que de vos intérêts.

GASPARD, en soupirant.

Ah! mademoiselle!

GEORGETTE

Qu'avez-vous donc ?

is

;51i LES .MAHIU.NNETTKS.

Je n'ai pas plus à me leliciier que vous de ma grande parure; mon bel habit n'a pas plus réussi que votre belle robe.

GEORGETTE

Eh quoi! Marcelin se serait méconnu au point de vous dédaigner?

GASPARD

Pas tout à fait, mais il y viendra.

GEORGETTE

Les voilà donc , ces grands principes de philosophie !

GASPARD

Gomme je le lui disais ce matin : Nouvelles circonstances, nouvelles mœurs; c'est un égoïste,.... un homme.... comme tout le monde. Un moment donc... Gaspard, mon cher Gaspard, n'a-tu pas été aussi extravagant que ton ami ? Sa prospérité était la tienne, elle t'aveuglait: le revers commence, tu recommences à voir clair. Il a des torts, n'avons-nous pas les nôtres? Je comptais sur lui, vous comptiez sur moi, nous ne songions qu'à nous.

GEORGETTE.-

Ah! vous en convenez.

(lASl'ARD.

Oui vraiment, et je lui pardonne; mais il n't-u conviendra pas, lui. Allons, il faut que je renonce à son amitié, comme vous à son amour.

GEORGETTE

c'est bien dnnloureux, monsieur (iaspard.

GASPARD

Très-douloureux, mais qu'y faire ?

GEORGETTE

N'y aurait-il pa> ([uelque moyen?

ACTt: IV, sci:M': \iv. mu

GASPARD

Et comment voulez-vous?... Attendons qu'il lui arrive quelque malheur.

GEORGETTE

Attendre ! et s'il en épouse une auti'e !

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