SCÈNE IL GASPARD, LÉONARD, GÉLESTINE
ClÉLESTLNE.
Qu'est-ce donc que ce domestique est venu me dire? Quelqu'un me demande, j'en ai pâli ; serait-ce mon cousin ?
GASPARD
Non, mademoiselle: c'est (;;ispard, voire servileui'.
ACTK V, SCi.XK II. :{I9
GKLESTINE, ave- .l.-.lain.
Vous?
GASPARD
Voire frère peut m'être très-utile dans la ville où il est employé. Je sollicite une place de commis à pied ou à cheval dans les droits: mais ce n'est pas ce motif qui me décide à vous révéler un secret important.
CÉLESTINE
Quel secret?
GASPARD
Laissez madame de Saint-Phar l'aire la coquette auprès de M. Marcelin.
GÉLESTINE.
Plaît-il ?
GASPARD
Il y a des hommes bien bizarres, avec leurs perpétuelles irrésolutions; ils ne savent jamais se fixer; ils ont autant de testaments que d'années.
GÉLESTINE.
Mais enfin, ce secret?
GASPARD, en contiilence.
Marcelin est déshérité, un second testament révoque le premier.
GÉLESTINE.
Ah ! mon Dieu !
C'est M. Léonard qui, en rangeant les papiers de la succession....
LÉONARD
Un moment, monsieur, s'il vous plaît?
GASPARD
Oli! vous avez beau dire, ma conscience me lait une une loi dapprendre à mademoiselle....
3^0 I.KS MAHIUNNLTIKS.
CÉLKSTINE.
Oui, sans doute; parlez, je vous eu prie.
GASPARD
Tenez, il a encore entre les mains le second testament, le codicille.
LÉONARD
Le codicille !
GASPARD
C'est-à-dire la lettre qui Tannonce; et vite il a fait monter à cheval son maître-clerc, pour ramener le notaire de Paris, qui était déjà parti.
LÉONARD, (Monné.
Mon maître-clerc à cheval !
GASPARD
Il ne peut pas avoir fait beaucoup de cliemin, le maître-clerc l'atteindra.
CÉLESTINE
Se pourrait-il ! Je cours prévenir mon frère, je n'en jiarlerai qu'à lui. Ah! mon Dieu ! quel événement! Vous êtes un bien gahmt homme de m'avoir prévenue: mon frère vous placera. Elle sort."!