‹ Théatre de PicardChapitre 252 sur 406 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LÉONARD, GASPARD, DORVILÉ.

De Lfràce, monsieur Léonard, ne divulguez pas encore cette nouvelle; mon ami Marcelin ne mériic-l-il pas ce petit ménagement de votre part?

DORVILÉ, à part.

Que disent-ils de Marcelin ?

LÉONARD

Comment, monsieur! quels ménagements....

GASPARD

Ah! le pauvre garçon, laissez-le au moins profiter du zèle et des services des nouveaux amis qui le croient riche. Vous connaissez le monde ; dès qu'on le saura ruiné, déshérité, il va être délaissé, abandonné.

DORVILÉ, s'avançanl. '

Ruiné, déshérité, qui donc? Marcelin?

GASPARD

OCiel! on nous écoulait. Non. non, monsieur, c'était

3ââ LtS MAhlONiNETÏKS.

une plaisanterie. Je vous en prie, monsieur Léonard, point d'indiscrétion.

LÉONARD

(Jh I n'avt.'Z pas peur.

DORVILÉ.

Parlez, monsieur Léonard, expliquez-vous; ne suis-je pas son ami? Moi, l'abandonner! j'en suis incapable: et ne sais-je pas ce que c'est qu'un pareil malheur? Ruiné, déshérité ! "le voilà comme j'ai été ce matin.

GASPARD

Vous,- monsieur?

DORVILE.

Oui, monsieur. J'étais riche: une banqueroute m"a tout emporté.

GASPARD

Des banqueroutes, des testaments révoqués: quels fâcheux caprices de la fortune !

DÛRVILK.

Le testament révoqué!

GASPARD

Eh! mon Dieu! oui; tenez, M. Léonard en est tout interdit. Cas a Léonard.) Soptez, maintenant.

LÉONARD

Volontiers... Voilà de ces choses... J'ai confié à monsieur la lettre... Et dans mon trouble... Mes occupalions... Je reviendrai. (ii son.)

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