‹ Théatre de PicardChapitre 268 sur 406 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

PHILIBERT aîné, COMTOIS, UN TRAITEUR.

LE TRAITEUR

Pourvu qu'il y ait un numéro neuf dans cette rue. Le

voilà, (il s'approche de la maison Philibert.) Ah! ma femme. Cela

tombe-t-il sous le sens? faire crédit à un inconnu, ne pas exiger de gage! Oh! elle est compatissante pour les jeunes gens.

COMTOIS, au moment où le t -aitcur va frapper à la porte.

Monsieur demande quelqu'un dans cette maison ?

LE TRAITEUR

Oui : monsieur Philibert.

l'HlLIBERT AlSÉi

C'est moi.

LE TRAITEUR

Ah! Dieu merci, je tremblais qu'on ne m'eut fait un

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mensonge, (a. Philibert aîné.) Parbleu, monsieur, puisque vous déménagiez, il me semble que vous auriez aussi bien fait de donner à ma femme votre nouvelle adresse, sans me faire courir à cette rue des Trois-Frères, où Ton m'a dit que vous demeuriez ici.

PHILIBERT aîné.

Enfin, monsieur, que me voulez-vous?

LE TRAITEUR

Pardon, si je vous dérange. Comme c'est aujourd'hui mon jour de recouvremenls....

COMTOIS

Comment, votre jour de recouvrements?

LE TRAITEUR

Je suis Tun des traiteurs de Tallée des Veuves, aux Champs-Elysées. C'est pour ce petit repas que monsieur est venu faire hier au soir chez moi, et dont il a été si content.

PHILIBERT aîné.

Moi, monsieur, j'ai .soupe chez vous hier au soir !

LE TRAITEUR

Oui, monsieur, avec deux dames et un de vos amis.

COMTOIS

Uu'esl-ce que vous dites?

LE TRAITEUR

Je dis que par malheur j'étais absent, mais que je suis rentré un moment après le départ do monsieur et de sa compagnie, et que ma femme m'a raconté tout ce qui s'était passé.

COMTOIS

Allez, allez, l'ami, mon maître ne soupe pas chez les traiteurs.

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