ACTE I, SCt.NE Vit
DU PARC
Et cela réussit.
CLAIRYILLE.
Quelquefois.
DU PARC
Eh bien, nous venons de passer en revue tous les jeunes gens de notre connaissance, et nous n'en voyons pas un seul qui réunisse toutes les qualités.... Il y a bien notre cousin Pastoiu'eau, que je crois amoureux de Sophie.
CLAIRVILLE
Le tendre faiseur d'élégies, mon fournisseur de romances, le grand joueur de boston et de billard.
DL'PARC
Il a quelque fortune, il est avocat, il plaide peu : mais ma belle-mère veut une inclination réciproque, el moi-même, si je pouvais trouver mieux .. Parbleu! mon ami, vous qui donnez des leçons aux jeunes gens des meilleures familles, vous devriez bien me chercher mon affaire parmi vos écoliers.
CLAIRVILLE
Moi!
DUPARC
Oui, vous. Il faut au duc un homme actif, intelligent, instruit; il faut à ma fille un jeune homme aimable, sensible. Moi, je veux un gendre d'une humeur égale, facile. De la probité, de bonnes mœurs, cela va sans dire. Trouvez-nous cela, mon cher ami ; je donne au jeune homme une fortune assez considérable après moi, et dès à présent une belle place et une jolie femme. Cela n'est pas à dédaigner ?
CLAIRVILLE
Non vraiment; et quoiqu'un homme, tel qu'il le laut à vous, au duc et à votre fille, ne soit pas très-cbmmun,
par le temps qui court, je croirais assez que celui dont je viens de recevoir la confidence
DUPARG.
Tous avez reçu la confidence d'un jeune homme ?
CLAIRVILLE
Oui, mais je ne veux vous en rien dire.
DUPARG.
Pourquoi donc cela ?
CLAIRVILLE
C'est si délicat ! vous connaissez ma répugnance à me mêler de ces soldes d'affaires,
DL'PARG.
Je la connais, je l'approuve, et je vous en estime davantage. Mais ici songez que c'est le père de la jeune fille qui vous presse. Tenez; voici ma belle-mère qui va se joindre à moi.