ACTE II. SCÈNE IV
neur de parler? Combien je suis sensible à l'aimable invitation... !
DUPARC
C'est moi, monsieur, qui vous remercie d'avoir bien voulu Taccepter.
PHILIBERT CADET
Comment donc, monsieur? je n'avais garde de refuser.
DUPARC
Vous arrivez bien tard, mon cousin.
PHILIBERT CADET
Oh! c'est ma faute; j'ai promis à M. Pastoureau que je le justifierais.
PASTOUREAU
D'abord, monsieur n'a pas voulu que nous prissions par le faubourg Saint-Antoine.
PHILIBERT CADET
C'est vrai. Ce faubourg est si long, si triste... (a part.) Ce maraud de tapissier, près des Enfants-Trouvés, qui prétend que je lui dois de l'argent.
PASTOUREAU
Puis, il veut conduire; et entraîné par la chaleur de la conversation, je ne m'aperçois pas qu'il nous égare au milieu du bois de Vincennes.
PHILIDERT CADET, ea riant.
C'est vrai. Mais n'est-ce pas que je mène bien? J'ai eu aussi un cabriolet, moi qui vous parle. (En saluant Mme Dcrvigny.) C'cst madame votre belle-mère? Figure noble
et respectable. , nn sapprooliant de Sùjjluo i)our la saluor.) Ah!
Dieu !
DUPARC
Quoi donc ?
PHILIBERT CADET
C'est mademoiselle votre fille?
DUPARC
Oui.
PHILIBERT CADET
Je savais que j'allais voir une cliarmante personne ; mais en approchant de mademoiselle, on se sent encore plus émerveillé... (a Duparc.) Les traits de mademoiselle votre fille me rappellent ceux d'une femme... qui était plus grande... fort passionnée... Souvenir cher et cruel ! Et vous dites donc, monsieur Duparc, que vous avez été Fami de mon père ; c'était un bien honnête homme. Prenant un ton grave.) Monsieur, qu'il est honorable pour moi que vous vouliez bien reporter sur le fils une partie de l'amitié que vous aviez pour le père !
Monsieur, j'espère...
PHILIBERT CADET, serrant ;a main do Duparc.
Monsieur, j'espère aussi que. .. (a Pastoureau.) Demandez donc à déjeuner.
PASTOUREAU
Or çà, mon cher cousin, il y a loin d"ici à l'heure du dîner.
• PHILIBERT CADET
C'est ce que je disais au cousin pendant la route. La petite promenade que je lui ai fait faire dans le bois de Vincennes nous a donné de fappétit. Ne vous dérangez pas; M. Pastoureau va me conduire à la salle à manger.
DUPARC
Eh ! non, c'est inutile. Marianne ! Joseph ! faites servir quelque chose à ces messieurs, ici, dans ce salon.
PHILIBERT CADET, à Marianne.
Ah ! mon Dieu ! mademoiselle, presque rien, un pâté,