‹ Théatre de PicardChapitre 34 sur 406 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

DESROCHES, MADEMOISELLE VEBNON.

DESROCHES, sortant de laubcrge.

C'est elle. Amour, amour, fais-moi réussir près de ce jeune et intére.ssant objet.

MADEMOISELLE VERXOX.

Je tremble, je n'ose approcher.

DESROCHES

Elle hésite, courons au-devant d'elle, (ii app'orho.)

Mademoiselle? Kvamlinnt ma.lymoisflln Vernon.) O ciel ! qUO

vois-je !

Mi LA PETITE VILLE.

MADEMOISELLE VERNON

Ma démarche, monsieur, doit vous étonner, sans doute.

DESROCHES

Ce n'est pas elle, ce ne peut pas être elle.

MADEMOISELLE VERNON

La vôtre ne me surprend pas moins.

DESROCHES, à part.

Quelle est donc cette femme-là?

MADEMOISELLE VERMON

A peine osé-je lever les yeux.

DESROCHES

Madame....

M.\DEMOISEI.LE VERNON.

Eh bien, monsieur.

DESROCHES

Ne prenez pas de moi une idée trop désavantageuse.

MADEMOISELLE VERNON

Ah ! mon cœur n'est que trop porté à vous excuser.

DESROGHES.

Non; je vous dois la vérité, je suis le seul coupable dans cette circonstance.

MADEMOISELLE VERNON

Je voudrais me le persuader.

DESROCHES

Mademoiselle votre fille est innocente.

MADEMOISELLE VERNON

Ma fille, monsieur?

DESROCHES

Ou mademoiselh^ votre nièce, (a pai i.) C'est une tante, peut-être.

MADEMOISELLE VERNON

Ma tille, ma nièce, que veut dire ceci, monsieur?

Page 1